Aides gouvernementales offertes aux producteurs pour la réduction des insecticides dans le maïs sucré

Profitez de l’occasion pour commencer ou pour poursuivre l’utilisation des trichogrammes, une méthode de lutte biologique pour protéger vos cultures de maïs sucré contre la pyrale du maïs !

En 2017, au Québec, près d’un producteur de maïs sucré sur quatre a eu recours aux trichogrammes pour un total de 1 252 hectares de maïs sucré où la lutte biologique a été utilisée contre la pyrale du maïs !

L’année dernière, une aide financière à l’achat des trichogrammes et une aide technique pour la mise en place de leur utilisation étaient disponibles pour les producteurs. Ces aides gouvernementales ont permis d’augmenter de 50 % l’utilisation des trichogrammes entre 2016 et 2017. Au cours de la saison dernière, 23 conseillers agricoles ont offert un soutien technique aux producteurs souhaitant commencer ou étendre, sur de plus grandes superficies, l’utilisation des trichogrammes.

L’aide gouvernementale pour le soutien technique se poursuit et celle pour l’achat de trichogrammes sera fort probablement reconduite pour l’été 2018.

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Au Québec, la pyrale du maïs est le principal ravageur du maïs sucré. Plusieurs pulvérisations d’insecticides peuvent être nécessaires afin de maintenir les dommages sous des seuils acceptables. Depuis une vingtaine d’années, des producteurs ont recours à l’utilisation de trichogrammes pour protéger leurs champs de maïs sucré contre la pyrale sans avoir recours aux insecticides.

Les trichogrammes sont de minuscules guêpes inoffensives pour l’homme. La femelle trichogramme pond ses œufs dans les œufs de pyrale. La larve de trichogramme mange le contenu de l’œuf de pyrale et le fait mourir. Les trichogrammes sont introduits dans les champs à l’aide de trichocartes accrochées aux plants de maïs durant la période de ponte de la pyrale du maïs.

Les trichogrammes offrent de nombreux avantages, notamment :

  • une grande flexibilité d’utilisation, peu importe les conditions climatiques ;
  • aucun équipement ni personnel spécialisé nécessaire ;
  • peu ou pas d’impact sur la santé humaine, sur l’environnement et sur les insectes bénéfiques.

Ce projet est réalisé en vertu du sous-volet 3.2 du programme Prime-Vert 2013-2018 et il bénéficie d’une aide financière du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ).

Crédit photo (couverture) : Anatis Bioprotection