Les prédateurs généralistes consomment des tétranyques malgré la présence de proies alternatives

La flexibilité alimentaire des prédateurs généralistes peut générer une incertitude quant à leur effets sur certains ravageurs et il est légitime de se demander si la présence de proies alternatives pourrait diminuer la consommation des ravageurs.

Des chercheurs ont utilisés des outils moléculaires pour étudier la présence ou l’absence du tétranyque à deux points (Tetranychus urticae) dans l’intestin des punaises Nabis et Geocoris dans des cultures de pommes de terre (Solanum tuberosum) biologiques et conventionnelles.

Des travaux précédents suggèrent que les champs de pomme de terre biologiques abritent des densités relativement élevées de proies alternatives, comme le puceron vert du pêcher (Myzus persicae).

Le système agricole n’a pas vraiment eu d’influence sur les densités de tétranyques et de pucerons. Toutefois, leurs densités variaient énormément d’une année à l’autre et d’un champ à l’autre. De plus, il n’y avait pas de corrélation entre le niveau de prédation observé au champ et la densité des tétranyques. La présence de pucerons n’avait pas non plus une influence significative sur le niveau de prédation. Toutefois, la diversité des prédateurs était systématiquement plus élevée dans les champs biologiques.

En somme, les prédateurs généralistes continuent de consommer les tétranyques, même s’il y a plus d’acariens et de pucerons, ce qui suggèrent qu’une plus grande disponibilité de proies alternatives ne viendrait pas affaiblir l’effet qu’ont les ennemis naturels sur les ravageurs.

Points saillants

  • Les prédateurs Nabis et Geocoris étaient plus abondants dans les champs biologiques
  • L’ADN de tétranyque était souvent trouvé dans les  intestins des deux prédateurs
  • L’ADN du ravageur était souvent détecté dans les prédateurs, même à des faibles densité de population
  • Des proies alternatives attrayantes, comme les pucerons, n’ont pas perturbé la prédation des tétranyques
  • Les prédateurs généralistes pourraient aider à contrôler les éclosions d’acarien dans les champs biologiques

L’article complet est accessible via le site de ScienceDirect