17 mars 2017 : Journée de discussion sur la cécidomyie du chou-fleur

La cécidomyie du chou-fleur est un ravageur de plus en plus problématique pour les producteurs maraîchers du Québec. Malgré de nombreux projets de recherche, aucun modèle n’arrive à prédire son développement et aucune stratégie de lutte ne permet de maîtriser parfaitement ses populations. De plus, aucun seuil d’intervention n’est connu dans la culture de canola, dont on soupçonne de servir de réservoir de prolifération pour le secteur maraîcher.

Des producteurs maraîchers ont donc sollicité l’aide du Pôle d’excellence en lutte intégrée (PELI) et de l’Association des producteurs maraichers du Québec (APMQ) afin que des solutions prennent forme. C’est dans cette optique que se tenait le 17 mars 2017 à la Maison de l’UPA une journée de discussion sur la cécidomyie du chou-fleur.

Cette rencontre avait pour objectif de réunir les principaux chercheurs et intervenants des secteurs maraîcher et des grandes cultures (canola) afin de dégager une vision globale de la problématique et d’orienter et définir les axes de recherche. L’excellent taux de participation (42 personnes) démontre que cette réunion répondait à un besoin.

 

Bilan de la rencontre

Un bilan de la recherche effectuée au Québec et ailleurs a d’abord été présenté par les divers chercheurs sur place. Suite à ces présentations, la rencontre a permis de cerner divers besoins en recherche: la biologie et le suivi de la cécidomyie du chou-fleur, ainsi que les moyens de lutte de type préventif et curatif, demeurent mal connus et doivent être explorés davantage.

Cette journée a permis de créer des liens entre les divers intervenants qui ont convenu qu’ils devaient travailler conjointement sur cette problématique. Bien que des solutions à court terme soient essentielles pour sauver la production, il faut aussi prévoir des stratégies à moyen et long termes.

Pour donner suite à cette première rencontre, la mise en place de groupes de travail selon les priorités de recherche établies permettra d’optimiser les efforts de tous les acteurs concernés, de sensibiliser les décideurs sur l’importance de la problématique et de trouver des solutions concrètes adaptées à la réalité des producteurs.

Des besoins en communication ont aussi été relevés durant la discussion; une journée d’informations pour les producteurs sera d’ailleurs organisée à l’automne-hiver 2017. Une démonstration d’installation de filets comme moyen préventif est aussi envisagée lors d’une journée portes ouvertes organisée cet été par le PELI.